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Nouvelles et ressources

Établir le lien entre l’habitation et le VIH/sida


Nouvelles et ressources

Dans l’Afrique subsaharienne, 72 p. cent des résidents urbains – soit environ 187 millions de personnes – vivent dans des bidonvilles. Pour compliquer le problème, le surpeuplement dans les établissements informels augmente le risque des infections opportunistes chez les personnes qui vivent avec le VIH et le sida.

 

Les assistants techniques et stagiaires d’Abri international aident nos partenaires à élaborer des programmes et à mettre en place des stratégies pour répondre à la crise du sida sous l’angle des établissements humains. Voici les propos de Roxanne Ali, une stagiaire d’Abri international auprès de l’organisme Shelter and Settlements Alternatives (SSA), à Kampala, en Ouganda:

 

Lorsque je suis arrivée en Afrique, je ne savais pas à quoi ressemblait le visage du VIH et du sida. J’avais lu au sujet de l’épidémie dans les journaux, dans des livres et des revues, et j’écoutais les documentaires et les actualités à la télévision, mais je n’avais encore jamais rencontré une personne séropositive ou atteinte du sida. Ma perception de la situation du VIH et du sida en Afrique était basée sur les images de mort, de tristesse et de désespoir véhiculées dans les médias. Ensuite, on m’a présenté “Anne”, une jeune femme de 33 ans à la peau satinée et au sourire radieux. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’elle était “malade”. Maintenant, si vous me demandez à quoi ressemble le visage du VIH et du sida en Ouganda, je répondrai à “n’importe qui”.

 

J’ai appris à la suite d’une visite à l’AIDS Support Organization que tous leurs 18 000 clients inscrits sont séropositifs et que plus de 60 p. cent sont des femmes. Seulement 1 800 prennent des médicaments antirétroviraux et la majorité vivent dans des bidonvilles et ont un accès limité à la nourriture et à l’eau potable. Compte tenu de cette réalité, le SSA cherche à négocier avec les principaux intéressés en vue d’attirer l’attention sur le rôle que l’habitation joue dans la lutte contre le VIH et le sida. 

 

Nous sommes fiers de collaborer avec le SSA pour aider à faire en sorte que les questions concernant l’habitation sont à l’avant-plan des efforts de lutte contre le VIH/sida en Ouganda. 

 

À Yaoundé, au Cameroun, Véronique Charette, stagiaire d’Abri international, travaille avec notre partenaire, la Coalition des ONG et OCB du Cameroun oeuvrant dans le domaine des établissements humains (CONGEH), dans le cadre de son projet Genre - Sida – Habitat (GSH). Véronique aide à mettre en lumière la féminisation du VIH et du sida et les effets de l’épidémie sur les jeunes, et à promouvoir le dialogue et le dépistage volontaire. Elle aide également à intégrer le concept de “l’arbre à palabre” du GSH comme thème transversal dans l’ensemble du travail de la CONGEH. L’“arbre à palabre” offre aux collectivités un forum pour se réunir, discuter des problèmes qui touchent leur vie quotidienne et trouver des solutions. Cette année, pendant la semaine précédant la Journée mondiale du sida, l’équipe de la CONGEH effectue une série de conférences éducatives sur la santé et les tests volontaires.

 

Juanita Smith, assistante technique d’Abri international, a travaillé avec beaucoup de nos partenaires sur le VIH et le sida, plus récemment avec la YUVA, en Inde. Comme elle le souligne

 

La Journée mondiale du sida est une occasion pour nous de réfléchir aux nombreuses personnes, familles et collectivités touchées par le VIH et le sida ici au Canada et dans le monde entier, et de déterminer comment nous pouvons contribuer à notre façon. Même si nous n’avons pas beaucoup d’années d’expérience dans le VIH et le sida, nous avons la capacité d’être ouverts, de faire confiance et d’appuyer la cause. À l’occasion de cette Journée mondiale du sida, je vous demande d’envisager comment ces qualités peuvent aider les gens  à risque, ceux qui vivent avec le VIH ou qui ont le sida. Comme le soulignent  les employés du YUVA, “La discrimination tue les gens qui vivent avec le VIH/sida plus rapidement que la maladie elle-même.”